Stationner sans
gêner
Garer sa moto est une formalité que chaque motard
accomplit de façon réflexe. Pourtant, quelques précautions s'imposent
pour des raisons de sécurité et de simple citoyenneté.
La manœuvre d'approche
L'attention monopolisée par la recherche d'une place de
stationnement peut mettre en danger. Il s'agit donc de proscrire tout
ralentissement ou changement de voie brutal, de ne pas négliger les
contrôles dans les rétroviseurs et de prévenir les autres usagers en
utilisant bien sûr les clignotants et en allumant le feu stop pat
intermittence.
Rappelons que l'une des situations les plus
accidentogènes consiste à tourner à gauche, c'est-à-dire traverser la
(les) voie(s) de circulation opposée(s). Raison de plus pour ne pas
opérer cette manœuvre dans l'urgence !
Les parkings deux-roues
Même s'ils sont trop rares, mieux vaut profiter de ces
endroits spécialement identifiés et aménagés pour les deux-roues, en
privilégiant les dispositifs qui permettent d'arrimer son U à un point
fixe. Faute de place disponible, le stationnement à proximité de ces
emplacements est plutôt risqué car il favorise la verbalisation hors
parking !
Les endroits à proscrire
Pour des raisons de sécurité, éviter les trottoirs à
proximités des établissements scolaires et les rues les plus fréquentées
aux horaires d'entrée et de sortie de ces établissements. Eviter
aussi les endroits susceptibles d'être empruntés par des personnes à
mobilité réduite (abords des hôpitaux, hospices, cabinets médicaux, près
d'une place de parking réservée aux handicapés...) Et en tout état de
cause, laisser une place suffisante au passage des fauteuils roulants
(c'est si vite arrivé), poussettes et autres landaus (on a tous commencé
par là).
Le trottoir
Quand il s'agit de stationnement sur le trottoir, un
usage seulement toléré, il convient donc de trouver un endroit large et
un sol stable (faire notamment attention au goudron mou, dans lequel la
béquille s'enfonce parfois très lentement) pour éviter les accidents
avec les piétons.
Si la moto ne possède qu'une latérale, bloquer la
direction pour éviter qu'un curieux ne déséquilibre la moto en tournant
la guidon. La position de la moto peut parfois permettre de prévenir les
risques de brûlures occasionnées aux enfants (en plaçant le coude
d'échappement du côté du mur, par exemple).
Concernant le vol, mieux vaut choisir un lieu
correctement éclairé, plutôt fréquenté et disposant d'un poteau ou d'une
barrière pour arrimer sa moto. Penser enfin à la garde au sol de sa moto
pour ne pas y laisser un pot ou un sabot, et à ne pas caler en montant
pour ne pas finir dans le caniveau...
À retenir...
-
Privilégier les endroits spécialement aménagés.
- Veiller
à ne pas entraver le déplacement des piétons, surtout ceux à mobilité
réduite.
-
Vérifier la stabilité de la machine.
-
Prévenir si possible les risques de brûlure.
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Combattre le froid
Frigorifié, le motard est très vulnérable car ses
aptitudes à la conduite sont considérablement altérées. Quelques astuces
pour mieux résister...
En roulant à 100 km/h par une température extérieure de
-5 °C, le motard s'expose à un refroidissement "relatif" (effet de la
vitesse) de -27 °C.
"Bouger son corps"
Dans ces conditions, les mains s'engourdissent en moins
de 10 minutes, même avec de bons gants. Pour ralentir ce phénomène, il
convient de remuer les doigts pour favoriser la circulation sanguine et
prévenir l'engourdissement qui ralentit la préhension des commandes en
cas d'urgence. À l'arrêt, ne pas hésiter à faire des moulinets avec les
bras. S'équiper de poignées chauffantes, de manchons ou de pare-mains
type trail (ou des trois!) permet d'éviter tous ces désagréments.
Respirer
Le choix des vêtements est évidemment essentiel pour
rouler confortablement mais tous les équipements estampillés "grand
froid" ne se valent pas. Pour optimiser l'efficacité de sa tenue, il
suffit d'appliquer le principe bien connu des montagnards: superposer
trois couches suffisamment amples pour ne pas comprimer les
articulations ni oppresser la cage thoracique. En effet, sous l'effet du
froid, le travail de l'appareil cardio-respiratoire est renforcé. Le
rythme et l'intensité des inspirations/expirations s'accélèrent donc
sensiblement. Ne serrez pas trop les divers cordons, sangles et
ceintures.
Brûler des calories
La consommation de poissons gras, surtout issus des mers
froides (saumon, maquereau, hareng, thon, etc.), permet d'améliorer la
résistance. Les graisses qu'ils contiennent favorisent en effet la
fluidification du sang et préservent le bon état des vaisseaux sanguins.
Comme les méfaits du froid sont générés par des troubles de la
circulation, l'ingestion régulière (deux à trois fois par semaine) de
ces poissons est donc propice dès les première gelées.
En revanche, pour préparer un long trajet dans des
conditions polaires, mieux vaut s'y prendre la veille. Le motard au long
cours fera donc un avant-dernier repas copieux, à base de féculents
(pâtes, riz, pommes de terre...), excellente source de glucides (stockés
dans les muscles et le foie). Le jour du départ, mieux vaut prendre un
dernier repas plus léger, au moins une heure avant de partir. Pendant le
parcours, la consommation d'aliments riches en glucides simples
rapidement assimilables (fruits secs, pâtes de fruits, barres de
céréales...) permet de reconstituer les réserves.
Pour éviter le rhume, un apport ponctuel de vitamine C
est souvent conseillé. L'alimentation permet d'en assimiler suffisamment
pour éviter les médicaments dédiés. Les clémentines, pamplemousses,
oranges et citrons en sont richement pourvus, tout comme les poivrons,
le persil, les brocolis, ou les choux. Un régime idéal pour la concentre
hivernale.
À retenir...
- Ne pas
utiliser de vêtements serrés (gants, vestes, pantalons).
- Manger
copieusement la veille d'un long trajet mais pas juste avant.
- Pensez
aux poissons gras et aux légumes et fruits riches en vitamine C.
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