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vendredi 01 décembre 2006

     
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Stationner sans gêner

Garer sa moto est une formalité que chaque motard accomplit de façon réflexe. Pourtant, quelques précautions s'imposent pour des raisons de sécurité et de simple citoyenneté.

La manœuvre d'approche

L'attention monopolisée par la recherche d'une place de stationnement peut mettre en danger. Il s'agit donc de proscrire tout ralentissement ou changement de voie brutal, de ne pas négliger les contrôles dans les rétroviseurs et de prévenir les autres usagers en utilisant bien sûr les clignotants et en allumant le feu stop pat intermittence.

Rappelons que l'une des situations les plus accidentogènes consiste à tourner à gauche, c'est-à-dire traverser la (les) voie(s) de circulation opposée(s). Raison de plus pour ne pas opérer cette manœuvre dans l'urgence !

Les parkings deux-roues

Même s'ils sont trop rares, mieux vaut profiter de ces endroits spécialement identifiés et aménagés pour les deux-roues, en privilégiant les dispositifs qui permettent d'arrimer son U à un point fixe. Faute de place disponible, le stationnement à proximité de ces emplacements est plutôt risqué car il favorise la verbalisation hors parking !

Les endroits à proscrire

Pour des raisons de sécurité, éviter les trottoirs à proximités des établissements scolaires et les rues les plus fréquentées aux horaires d'entrée et de sortie de ces établissements. Eviter aussi les endroits susceptibles d'être empruntés par des personnes à mobilité réduite (abords des hôpitaux, hospices, cabinets médicaux, près d'une place de parking réservée aux handicapés...) Et en tout état de cause, laisser une place suffisante au passage des fauteuils roulants (c'est si vite arrivé), poussettes et autres landaus (on a tous commencé par là).

Le trottoir

Quand il s'agit de stationnement sur le trottoir, un usage seulement toléré, il convient donc de trouver un endroit large et un sol stable (faire notamment attention au goudron mou, dans lequel la béquille s'enfonce parfois très lentement) pour éviter les accidents avec les piétons.

Si la moto ne possède qu'une latérale, bloquer la direction pour éviter qu'un curieux ne déséquilibre la moto en tournant la guidon. La position de la moto peut parfois permettre de prévenir les risques de brûlures occasionnées aux enfants (en plaçant le coude d'échappement du côté du mur, par exemple).

Concernant le vol, mieux vaut choisir un lieu correctement éclairé, plutôt fréquenté et disposant d'un poteau ou d'une barrière pour arrimer sa moto. Penser enfin à la garde au sol de sa moto pour ne pas y laisser un pot ou un sabot, et à ne pas caler en montant pour ne pas finir dans le caniveau...

À retenir...

     - Privilégier les endroits spécialement aménagés.

     - Veiller à ne pas entraver le déplacement des piétons, surtout ceux à mobilité réduite.

     - Vérifier la stabilité de la machine.

     - Prévenir si possible les risques de brûlure.       

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Combattre le froid

Frigorifié, le motard est très vulnérable car ses aptitudes à la conduite sont considérablement altérées. Quelques astuces pour mieux résister...

En roulant à 100 km/h par une température extérieure de -5 °C, le motard s'expose à un refroidissement "relatif" (effet de la vitesse) de -27 °C.

"Bouger son corps"

Dans ces conditions, les mains s'engourdissent en moins de 10 minutes, même avec de bons gants. Pour ralentir ce phénomène, il convient de remuer les doigts pour favoriser la circulation sanguine et prévenir l'engourdissement qui ralentit la préhension des commandes en cas d'urgence. À l'arrêt, ne pas hésiter à faire des moulinets avec les bras. S'équiper de poignées chauffantes, de manchons ou de pare-mains type trail (ou des trois!) permet d'éviter tous ces désagréments.

Respirer

Le choix des vêtements est évidemment essentiel pour rouler confortablement mais tous les équipements estampillés "grand froid" ne se valent pas. Pour optimiser l'efficacité de sa tenue, il suffit d'appliquer le principe bien connu des montagnards: superposer trois couches suffisamment amples pour ne pas comprimer les articulations ni oppresser la cage thoracique. En effet, sous l'effet du froid, le travail de l'appareil cardio-respiratoire est renforcé. Le rythme et l'intensité des inspirations/expirations s'accélèrent donc sensiblement. Ne serrez pas trop les divers cordons, sangles et ceintures.

Brûler des calories

La consommation de poissons gras, surtout issus des mers froides (saumon, maquereau, hareng, thon, etc.), permet d'améliorer la résistance. Les graisses qu'ils contiennent favorisent en effet la fluidification du sang et préservent le bon état des vaisseaux sanguins. Comme les méfaits du froid sont générés par des troubles de la circulation, l'ingestion régulière (deux à trois fois par semaine) de ces poissons est donc propice dès les première gelées.

En revanche, pour préparer un long trajet dans des conditions polaires, mieux vaut s'y prendre la veille. Le motard au long cours fera donc un avant-dernier repas copieux, à base de féculents (pâtes, riz, pommes de terre...), excellente source de glucides (stockés dans les muscles et le foie). Le jour du départ, mieux vaut prendre un dernier repas plus léger, au moins une heure avant de partir. Pendant le parcours, la consommation d'aliments riches en glucides simples rapidement assimilables (fruits secs, pâtes de fruits, barres de céréales...) permet de reconstituer les réserves.

Pour éviter le rhume, un apport ponctuel de vitamine C est souvent conseillé. L'alimentation permet d'en assimiler suffisamment pour éviter les médicaments dédiés. Les clémentines, pamplemousses, oranges et citrons en sont richement pourvus, tout comme les poivrons, le persil, les brocolis, ou les choux. Un régime idéal pour la concentre hivernale.

À retenir...

     - Ne pas utiliser de vêtements serrés (gants, vestes, pantalons).

     - Manger copieusement la veille d'un long trajet mais pas juste avant.

     - Pensez aux poissons gras et aux légumes et fruits riches en vitamine C.

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La dernière mise à jour de ce site date du 08/11/06