

|
|
Particularités techniques !
Versions C1 - C2 et C3 TYPE
ZXT10C
|
Moteur |
|
Le moteur 4 cylindres en ligne à distribution latérale de la ZZR
1100 n'est plus une nouveauté en soit. Il y a fort à parier que
nous nous trouvons devant l'ultime évolution de cette
motorisation qui fût montée pour la première fois sur la GPZ 900
Ninja en 1984. Il me semble intéressant de traiter la ZZR, en
montrant par des tableaux, l'évolution de cette génération de
moteur au travers des 900 Ninja, 1000 RX, Tomcat et bien sûr ZZR
1100.

| |
ZZR 1100 |
Tomcat |
1000 RX |
900 Ninja |
| Cylindrée |
1052 |
997 |
997 |
908 |
| Alésage x course |
76 x 58 |
74 x 58 |
74 x 58 |
72,5 x 55 |
| Taux de compression |
11/1 |
11/1 |
10,2/1 |
11/1 |
| Régime de rotation maxi |
11500 |
11000 |
11000 |
10500 |
| Vitesse linéaire des pistons |
22,2 |
21,3 |
20,3 |
19,25 |
| Poids d'un piston (en g) |
180 |
192 |
207 |
218 |
| Poids d'une bielle (en g) |
378 |
410 |
466 |
399 |
| Ø des soupapes: |
|
|
|
|
| - admission |
31,5 |
30 |
29 |
29 |
| - échappement |
27 |
26 |
24,7 |
24,7 |
| Levée de soupape: |
|
|
|
|
| - admission |
9,3 |
9 |
9 |
9 |
| - échappement |
9 |
9 |
9 |
9 |
| Poids des soupapes: |
|
|
|
|
| - admission |
29 |
29,3 |
30,6 |
30,6 |
| - échappement |
26,6 |
26 |
28 |
28 |
| Diagramme de distribution: |
|
|
|
|
| Admission: |
|
|
|
|
|
- Ouverture (av. P.M.H.) |
40° |
30° |
40° |
45° |
|
- Fermeture (ap. P.M.B.) |
70° |
68° |
70° |
65° |
|
- Durée |
290 |
286 |
290 |
290 |
| Echappement: |
|
|
|
|
|
- Ouverture (av. P.M.B.) |
63° |
60° |
65° |
65° |
|
- Fermeture (ap. P.M.H.) |
43° |
40° |
45° |
45° |
|
- Durée |
286 |
280 |
290 |
290 |
Comme le tableau ci-dessus laisse présager, le moteur de
cette nouvelle ZZR 1100 est directement dérivé de celui de la
Tomcat. L'augmentation de 55 cm3
est obtenue par l'alésage qui passe de 74 mm à 76 mm, la course
restant identique, les modifications apportées à ce moteur ne
s'arrêtent pas là. Le moteur dans son ensemble a été basculé de
2° supplémentaire vers l'avant (17° au lieu de 15°).
Coté de l'équipage mobile, Kawasaki joue la carte de la
fiabilité en renforçant ses pièces. Le vilebrequin tourne sur
des paliers plus gros de 1 mm. Les bielles renforcées sont en
acier au chrome molybdène au lieu dans un acier spécial au
carbone (MF40M). Ces dernières tournent sur un maneton d'un
diamètre plus grand de 1 mm.
Les pistons allégés (180 g au lieu de 192 grammes) possèdent
une calotte concave, traitée par cémentation puis trempage, pour
une meilleure combustion. Le gain de poids est dû en grande
partie à la diminution de la hauteur des pistons (43,1 mm au
lieu de 47,6 mm). Les segments, supérieur (de feu) et
intermédiaire (d'étanchéité), sont de forme identique à ceux de
la Tomcat mais leur face en contact avec le cylindre est traitée
par oxyde d'aluminium. Les axes de pistons sont les mêmes que
ceux utilisés pour la Tomcat.

Comme
sur la Tomcat, les linguets dédoublés de la 1000 RX sont
remplacés par des linguets simples se déplaçant latéralement sur
leurs axes afin de permettre le remplacement des pastilles de
réglage du jeu aux soupapes.
 |
|
Embrayage - Boîte
de vitesse |
Si
dans ses grandes lignes, l'embrayage reste similaire à celui des
anciennes versions (multidisque à bain d'huile commandé
hydrauliquement), on notera le système de progressivité de ce
dernier qui est repris de la 1000 RX, système qui avait disparu
sur la Tomcat. Pour un meilleur graissage des disques, les
rainures en forme de spiral des anciens modèles de disques
garnis sont remplacés par des rainures droites. Si les rapports
internes de boîte restent identiques à ceux de la Tomcat, le
rapport de démultiplication primaire est réduit de 5% 1,638/1
(95/58) au lieu de 1,732/1 (97/56). Afin de passer sans problème
le couple et la puissance de la ZZR 1100, un certain nombre de
pignons ont été réalisés dans un acier au nickel chrome
molybdène au lieu d'un acier au chrome molybdène.
| |
ZZR 1100 |
Tomcat |
1000 RX |
900 Ninja |
| Ø des disques garnis |
151 |
146 |
146 |
146 |
| Nbre x épais. des disques garnis |
8 x 2,9 |
2 x 2,6 + 6 x 2,9 |
8 x 2,3 |
7 x 1,7 |
| Nombre de disques acier |
9 |
9 |
9 |
8 |
Système de progressivité d'embrayage:
 Ce système
d'amortisseur de transmission est directement repris de la GPZ
1100. Il avait disparu sur la 900 Ninja pourréapparaître sur la
1000 RX. Cet amortissement est obtenu par une liaison entre la
noix d'embrayage et l'arbre primaire de boîte. Au lieu d'avoir
une noix directement enfilée sur les cannelures de l'arbre
primaire, ici nous avons une entretoise cylindrique cannelée
intérieurement et extérieurement. Les cannelures externes de
l'entretoise accueillent une came pourvue de 4 pointes arrondies
qui se logent dans leur rampe usinée sur la noix. La came est
plaquée en permanence sur la noix par l'intermédiaire d'un
disque presseur poussée par 12 ressorts. En cas d'à-coups
violents de transmission, les pointes de la came glissent le
long des rampes de la noix ce qui repoussent les ressorts du
disque presseur.
 |
|
Graissage -
Refroidissement |
Le
système de refroidissement mais aussi le système de graissage
restent très proche de ceux déjà utilisés sur la Tomcat.
L'augmentation de la capacité de refroidissement est dû à
l'installation d'un radiateur de forme concave. Le radiateur
d'huile identique à celui de la ZRX 400 de par l'augmentation de
ses dimensions permet un accroissement de sa capacité de
refroidissement (200 x 111,2 x 32 mm au lieu de 175 x 81 x 32 mm
sur la Tomcat).
| |
ZZR 1100 |
Tomcat |
1000 RX |
900 Ninja |
| Radiateur d'eau: |
|
|
|
|
| Capacité de refroidissement (en kcal/h) |
21700 |
19700 |
19700 |
15700 |
| Ø du moto-ventilateur |
210 |
210 |
210 |
172 |
| Radiateur d'huile: |
|
|
|
|
| Capacité de refroidissement |
3600 |
2500 |
2500 |
2200 |

 |
|
Alimentation -
Carburation |
|
La ZZR 1100 utilise le même type de carburateurs KEIHIN
«Flat Slide Valve» que ses devancières. Ces
carburateurs à dépression se caractèrisent par leur boisseau
guidé par deux petites glissières latérales d'ou leur nom Flat
Slide Valve (Boisseau à glissement plat). L'alimentation, comme
sur la Tomcat, se fait par une pompe à essence électrique.
L'admission d'air fait appel à un nouveau procédé baptisé «Ram
Air Intake System» par Kawasaki.
| |
ZZR 1100 |
Tomcat |
1000 RX |
900 Ninja |
| Carburateurs |
CVKD |
CVKD |
CVKD |
CVKD |
| Ø du venturi |
40 |
36 |
36 |
34 |
Le «Ram Air Intake System»
Ce système d'admission particulier a été
spécifiquement étudié pour la ZZR 1100. La prise d'admission
d'air se trouve à
l'avant de la moto sous le phare. De cette admission, l'air
forcé arrive dans un pré-boitier ressemblant à un estomac. Il
est ensuite dirigé via un conduit étranglé au boitier de filtre
à air et au conduit d'admission des carburateurs. Ce système
permet à l'air de garder constamment une température inférieure
de 5 à 6° C par rapport à l'air ambiant au dessus du radiateur
du circuit de refroidissement et du moteur. Si la vitesse de
l'air, du fait du goulot d'étranglement, est considérablement
augmentée en arrivant dans le boitier de filtre à air. La
proportion entre le volume d'air arrivant dans le boitier et la
surface du filtre à air permet de rétablir un certain équilibre
de celui-ci avant son admission aux carburateurs. La forme en
estomac du pré-boitier et son système de conduit étranglé, aval,
permet de retenir l'eau au niveau du pré-boitier lui interdisant
ainsi de pénétrer dans les chambres de combustion du moteur.
L'eau ainsi retenue peut être évacuée via une canalisation
située à la base du pré-boitier.
 |
|
Alimentation |
|
Analogique et digital
Alors
que dans un système analogique, on utilise directement les
informations de plusieurs capteurs pour établir les
caractéristiques de l'allumage, en système digital on passe par
l'intermédiaire d'une mémoire dans laquelle sont stockées toutes
les données qui caractérisent l'allumage. Ceci n'est possible
que si les informations d'entrée sont suffisamment nombreuses et
variées pour pouvoir exploiter les données de la mémoire. Nous
rentrons dans le domaine de l'informatique puisque toutes les
informations nécessaires à l'allumage sont transcrites en
langage binaire qui est pratiquement infini. Nous verrons plus
loin en quoi consiste ce langage. Il en résulte que les
caractéristiques d'un cycle d'allumage peuvent être très
variées. La courbe de variation du point d'avance peut avoir
toutes les formes possibles et être adaptée au mieux aux
conditions de fonctionnement du moteur. Le tracé de cette courbe
est souvent «en dents de scie» ce qui n'est
pas le cas d'un allumage analogique dont la progression est
linéaire.
Qu'est-ce que le langage binaire?
Lorsque
vous tapez sur le clavier de votre calculette ou de votre
ordinateur, les informations sont transcrites en langage binaire
avant d'être envoyées à la mémoire. Ce langage binaire utilise
le «tout» et le «rien» qui peut être traduit numériquement par
le 1 et le 0 ou électriquement par le passage et le non passage
d'un courant.
On voit que cette codification est
pratiquement infinie et qu'elle est facilement réalisable
d'après les informations transcrites par le capteur.
En effet, les informations dont a besoin le
boitier pour gérer l'allumage sont la position du vilebrequin et
le régime de rotation. Pour ce faire, l'équipement du moteur ZZR
1100 n'utilise qu'un seul capteur fixé au carter. Le rotor
d'allumeur possède à sa périphérie des
barrettes
dont une est beaucoup plus large pour pouvoir déterminer la
position du vilebrequin. Les impulsions produites dans le
bobinage du capteur au passage des barrettes du rotor sont
comparées à la fréquence fixe d'une horloge contenue dans le
boitier d'allumage afin de déterminer la vitesse de rotation du
moteur. De fait, lorsque le moteur tourne lentement, le nombre
de fréquences entre deux impulsions du capteur est plus
important que lorsque le régime est plus élevé.
Ces deux informations de position du
vilebrequin et du régime sont transcrites en langage binaire
dans un circuit de mise en forme incorporé au boitier
d'allumage.
Chaque «mot» du langage est adressé à la
mémoire (ROM) pour lequel correspond un résultat prédéterminé.
Ce résultat est ensuite traité dans un circuit complexe pour
obtenir l'avance souhaitée.
Le cycle d'allumage
Le boitier d'allumage ne gère pas uniquement
les caractéristiques de la courbe d'avance. D'autres paramètres
non moins
importants sont également pris en compte.
C'est le cas de la mise sous tension de
chaque bobine d'allumage. En effet, chaque cycle d'allumage se
compose d'une alimentation puis d'une coupure dans la bobine HT,
sachant que l'allumage se produit à la coupure. Le temps
d'alimentation a une grande importance sur la puissance de
l'étincelle.
Dans les réglages, il se traduit par ce qui
est appelé l'angle de came ou le pourcentage de Dwell. On
comprend que le temps d'alimentation est inversement
proportionnel au régime moteur, c'est à dire que, plus le moteur
tourne vite, moins grand est le temps d'alimentation et moins
est importante la haute tension d'allumage. C'est pour pallier à
cet inconvénient que le boitier fait varier électroniquement le
temps d'alimentation des bobines suivant le régime pour
conserver une bonne puissance d'allumage. Ce temps pouvant être
contrôlé très précisément grâce aux possibilités du langage
informatique, les risques d'échauffement des bobines HT sont
moindres. On peut donc a avoir des enroulements primaires moins
résistants ce qui améliore le rendement des bobines d'allumage.
 |
|
Témoin de
contrôle du niveau de carburant |
|
La ZZR 1100 est équipée d'un système de contrôle de niveau de
carburant différent de la Tomcat. Ce système se compose,
en partant du réservoir, d'une sonde immergeable équipée d'un
palpeur. Cette dernière via un relais dit de témoins lumineux
active deux témoins lumineux au tableau de bord. Un relais de
contrôle du circuit est installé en parallèle sur ce circuit. Ce
dernier fait clignoter un ou les deux témoins lumineux s'il y a
un problème sur le circuit (ampoule d'un témoin lumineux hors
service par exemple). Lorsque le niveau de carburant dans le
réservoir est inférieur à 6,5 litres (correspondant au volume de
réserve), le palpeur de la sonde de niveau dans le réservoir se
trouve à l'air libre. Après un laps de temps compris entre 20 et
180 secondes, dans cette position, les témoins lumineux du
tableau de bord s'allument.
 |
|
Partie cycle |
|
Le cadre aluminium de la ZZR 1100 est étroitement dérivé de
celui de la Tomcat. Dans le but d'accroître la rigidité à la
torsion, du fait de sa conception (cadre double berceau à
structure latérale), les structures latérales sont réalisées en
profilé de 90 x 30 mm avec renfort interne au lieu d'un profilé
de 80 x 30 mm. De même, l'épaisseur de ce profilé passe de 3 à 4
mm. Toujours dans le but de renforcer l'ensemble, l'ancrage du
bras oscillant est plus puissant est plus imposant que celui
installé sur le cadre de la Tomcat.
 |
|
Fourche |
| |
ZZR 1100 |
Tomcat |
1000 RX |
900 Ninja |
| Ø des tubes de fourche |
43 |
41 |
40 |
38 |
| Epaisseur des tubes de fourche |
2,5 |
3,0 |
3,5 |
4,0 |
Comme pour la Tomcat, le diamètre des tubes de fourche est
augmenté de 2 mm (43 mm au lieu de 41 mm) et l'épaisseur des
tubes est elle par contre diminuée de 0,5 mm (2,5 mm au lieu de
3,0 mm). Si la fourche n'est toujours pas hydro-pneumatique,
cette dernière est équipée de deux systèmes permettant: le
réglage de la pré-charge du ressort interne et le réglage de la
force d'amortissement hydraulique.
 |
|
Suspension
arrière |
|
Le bras oscillant arrière est toujours en alliage léger mais là
aussi l'on s'aperçoit qu'il a été renforcé par rapport à celui
de la Tomcat. Ce dernier est toujours équipé du système de
suspension «Unitrak» (mono-amortisseur
central à flexibilité variable) mais il reçoit un nouvel
amortisseur non plus hydropneumatique mais à cartouche d'azote
externe. Ce dernier est toujours réglable en force
d'amortissement hydraulique et en précontrainte de son ressort.
Le réglage de la précontrainte du ressort nécessite la dépose de
l'amortisseur.
 |
|
Freinage |
Si
le système de freinage arrière de la ZZR 1100 reste identique à
celui de la Tomcat, le freinage avant est encore renforcé. En
effet, ce dernier fait appel à deux disques flottants de
diamètre 310 mm (au lieu de 300 mm) pour une épaisseur qui reste
identique (5 mm) et à deux étriers fixes à quatre pistons de
diamètre différencié opposés deux à deux.
 |
|
Pneumatiques |
|
Si
le pneumatique avant reste identique à celui de la Tomcat
(120/70 VR 17 radial) le pneumatique arrière passe de 160/60 VR
18 à 170/60 VR 17 soit une augmentation de la largeur du
pneumatique de 10 mm. On note aussi une diminution de un pouce
du diamètre de la jante.
 |
|