Conseils pour
consommer moins
Conduite: sur un filet de gaz
Quel que soit son type, une moto a besoin de 8 à 10
chevaux environ pour rouler à 90 km/h et de 15 à 20 ch pour "croiser" à
130 km/h. Le surplus de puissance sert à franchir les côtes et de
réserve d'accélération. Ceci expliquant cela, c'est la vitesse
stabilisée qu'un moteur consomme le moins. Les phases d'accélération
sont en revanche destructrices (en coco). L'ouverture des gaz doit donc
être la plus progressive possible, surtout à froid. Il faut aussi éviter
de tirer sur les rapports en restant dans le premier tiers de la plage
de régime disponible. Rouler ensuite sur le couple et engager le rapport
supérieur dès que possible (sur le plat et dans les descentes). En
ville, pas de coups de gaz intempestifs. Sur route, une conduite "sans
les freins" est aussi une conduite sobre.
économie
possible: de 10 à 30% ! Autre illustration: une dent de moins au pignon
se traduit par une augmentation automatique de 10% de la conso. En
vitesse enfin, fuyez les hauts régimes. Au-delà du régime du couple
maxi, la cavalerie appelée à la rescousse est très gourmande.
Moteur: faut qu'ça glisse!
Revêtements spéciaux mis à part (sur certaines machines
de pointe), c'est l'huile qui limite les frottements internes
consommateurs. Attendre qu'elle monte en température (plus long que
l'eau). Éventuellement, adopter une huile plus fluide (5W30/40) en
hiver. Économie possible de 1 à 2%.
Alimentation: laissez-le respirer !
Plus important encore, l'état du filtre à air. Le bon
rendement d'un moteur dépend d'un juste mélange entre air et essence. Si
le premier vient à manquer, le second prend le dessus avec les dommages
collatéraux qu'on imagine. Un filtre à air toujours propre, coton,
mousse ou papier, est le garant, au moins, d'une consommation normale.
Économie possible: jusqu'à 10% (voire plus en cas d'encrassement
majeur).
Partie-cycle: sus aux frottements !
Plaquettes qui frottent contre les disques, roulement de
roues fatigués, chaîne mal graissée, trop tendue ou bourrée de points
durs sont autant d'éléments qui, ajoutés les uns aux autres,
alourdissent la facture "carburant". Un bon entretien de sa machine
n'est pas seulement synonyme de longévité... Économie possible: jusqu'à
5% (par rapport au pire).
Liaison sol: soyez gonflé !
Surgonfler (+/- 0,3 bar) ses pneus réduit (d'un peu) sa
surface de contact au sol et peut se traduire par une très légère
réduction de la consommation. En revanche, des pneus insuffisamment
gonflés produisent l'effet exactement inverse. Sans compter avec une
usure prématurée. De l'intérêt d'une surveillance régulière de sa
pression. Et si vous avez compris que vous ne serez jamais Valentino
Rossi, évitez les enveloppes à gommes tendre, gourmandes en puissance...
et en or noir. Économie possible: 5%.
Soignez les effets secondaire
Aussi vrai que les petites rivières font les grands
fleuves, des effets apparemment anodins finissent, par cumul, à aggraver
la facture carburant. Revue de détails:
- Bagagerie. Surface frontale
et poids supplémentaires (surtout chargées de toutes ces choses pas
toujours indispensables qu'on leur confie), les valises finissent par...
peser sur le budget carburant. À 130 km/h, elles "coûtent" environ 300
tours moteur.
- Position de conduite. La
prise au vent, voilà l'ennemi. Tous les adolescents en ont fait
l'expérience, la position limande vous fait gagner de précieux km/h.
Mais à vitesse égale, quelques centilitres de plus... 8 à 10% d'économie
possible à 120 km/h. Mais combien de temps?
- Saute-vent. D'expérience, et
pour peu qu'il soit correctement monté (angle proche de celui de la
fourche), cet équipement ne freine quasiment pas l'équipage. Du confort
"gratuit" à l'usage en somme.
- Quel carburant? Il est
toujours bon de se rappeler que toutes les motos sont conçues pour
fonctionner au 95. Sauf circonstances exceptionnelles, le 98 n'est pas
impératif. Économie possible: 7%. Enfin, après "la chasse au Gaspi",
celle de la station proposant le litre au meilleur prix est une façon
sûre d'alléger son budget. À condition de na pas faire cent kilomètres
pour la trouver...
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Noir, c'est noir
La nuit tombant de plus en plus tôt, c'est le moment de
s'intéresser de près à la qualité de l'éclairage. Tout d'abord, penser
au coup de chiffon avant chaque déplacement car une optique sale perd
jusqu'à 50% de sa capacité. Dans l'idéal, procéder au remplacement
préventif des ampoules (avant et arrière) et remiser les anciennes sous
la selle "au cas où" (pochette à bulles). Et comme plusieurs marques
diffusent des ampoules hautes performance, l'opération peut permettre
d'y voir plus clair.
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Monospaces aveugles
De plus en plus prisés, les véhicules de type monospace
sont maintenant déclinés dans toutes les tailles. Et quelle que soit
leur dimension, ils souffrent d'un défaut inhérent à leur conception qui
les rend dangereux, tant pour leurs conducteurs que pour nous: les
montants de pare-brise éloignés du conducteur créent des angles morts
vers l'avant (c'est beau le progrès quand même...). Ainsi, à l'approche
des intersections ou sorties de parking, mieux vaut s'assurer que
l'automobiliste nous a bien intégrés dans son champ de vision (si
possible en captant son regard).
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Pied à terre
Lorsque la chaussée est rendue très glissante (neige,
glace, boue...), la tentation est grande de poser les pieds à terre pour
rouler ou d'adopter la technique "supermotard" dans les virages, avec le
pied intérieur au sol. Ces gestes diminuent pourtant la faculté à
retrouver l'équilibre en cas de glissade. En effet, sans l'appui sur les
repose-pieds ni les genoux serrés au réservoir, le contrôle de la
machine sera plus difficile. Reste toujours la possibilité de tenter au
dernier moment le "coup de botte salvateur", dont le résultat n'est
jamais garanti!
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Motricité
Lors d'une période où les conditions d'adhérence sont
dégradées de façon durable, certaines astuces permettent d'améliorer le
grip. Tout d'abord, profiter d'une vérification des pressions des pneus
pour faire descendre les valeurs au minimum préconisé, voire 100 ou
200 g en dessous (tester le comportement de la machine pour adapter au
mieux). Ensuite, si possible, assouplir légèrement les suspensions (un
ou deux crans). En prenant garde de réduire la vitesse, la moto devient
plus sûre et facile à maîtriser en cas de glissade.
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