Conseils de conduite

vendredi 01 décembre 2006

     
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Conseils pour consommer moins

Conduite: sur un filet de gaz

Quel que soit son type, une moto a besoin de 8 à 10 chevaux environ pour rouler à 90 km/h et de 15 à 20 ch pour "croiser" à 130 km/h. Le surplus de puissance sert à franchir les côtes et de réserve d'accélération. Ceci expliquant cela, c'est la vitesse stabilisée qu'un moteur consomme le moins. Les phases d'accélération sont en revanche destructrices (en coco). L'ouverture des gaz doit donc être la plus progressive possible, surtout à froid. Il faut aussi éviter de tirer sur les rapports en restant dans le premier tiers de la plage de régime disponible. Rouler ensuite sur le couple et engager le rapport supérieur dès que possible (sur le plat et dans les descentes). En ville, pas de coups de gaz intempestifs. Sur route, une conduite "sans les freins" est aussi une conduite sobre. économie possible: de 10 à 30% ! Autre illustration: une dent de moins au pignon se traduit par une augmentation automatique de 10% de la conso. En vitesse enfin, fuyez les hauts régimes. Au-delà du régime du couple maxi, la cavalerie appelée à la rescousse est très gourmande.

Moteur: faut qu'ça glisse!

Revêtements spéciaux mis à part (sur certaines machines de pointe), c'est l'huile qui limite les frottements internes consommateurs. Attendre qu'elle monte en température (plus long que l'eau). Éventuellement, adopter une huile plus fluide (5W30/40) en hiver. Économie possible de 1 à 2%.

Alimentation: laissez-le respirer !

Plus important encore, l'état du filtre à air. Le bon rendement d'un moteur dépend d'un juste mélange entre air et essence. Si le premier vient à manquer, le second prend le dessus avec les dommages collatéraux qu'on imagine. Un filtre à air toujours propre, coton, mousse ou papier, est le garant, au moins, d'une consommation normale. Économie possible: jusqu'à 10% (voire plus en cas d'encrassement majeur).

Partie-cycle: sus aux frottements !

Plaquettes qui frottent contre les disques, roulement de roues fatigués, chaîne mal graissée, trop tendue ou bourrée de points durs sont autant d'éléments qui, ajoutés les uns aux autres, alourdissent la facture "carburant". Un bon entretien de sa machine n'est pas seulement synonyme de longévité... Économie possible: jusqu'à 5% (par rapport au pire).

Liaison sol: soyez gonflé !

Surgonfler (+/- 0,3 bar) ses pneus réduit (d'un peu) sa surface de contact au sol et peut se traduire par une très légère réduction de la consommation. En revanche, des pneus insuffisamment gonflés produisent l'effet exactement inverse. Sans compter avec une usure prématurée. De l'intérêt d'une surveillance régulière de sa pression. Et si vous avez compris que vous ne serez jamais Valentino Rossi, évitez les enveloppes à gommes tendre, gourmandes en puissance... et en or noir. Économie possible: 5%.

Soignez les effets secondaire

Aussi vrai que les petites rivières font les grands fleuves, des effets apparemment anodins finissent, par cumul, à aggraver la facture carburant. Revue de détails:

     - Bagagerie. Surface frontale et poids supplémentaires (surtout chargées de toutes ces choses pas toujours indispensables qu'on leur confie), les valises finissent par... peser sur le budget carburant. À 130 km/h, elles "coûtent" environ 300 tours moteur.

     - Position de conduite. La prise au vent, voilà l'ennemi. Tous les adolescents en ont fait l'expérience, la position limande vous fait gagner de précieux km/h. Mais à vitesse égale, quelques centilitres de plus... 8 à 10% d'économie possible à 120 km/h. Mais combien de temps?

     - Saute-vent. D'expérience, et pour peu qu'il soit correctement monté (angle proche de celui de la fourche), cet équipement ne freine quasiment pas l'équipage. Du confort "gratuit" à l'usage en somme.

     - Quel carburant? Il est toujours bon de se rappeler que toutes les motos sont conçues pour fonctionner au 95. Sauf circonstances exceptionnelles, le 98 n'est pas impératif. Économie possible: 7%. Enfin, après "la chasse au Gaspi", celle de la station proposant le litre au meilleur prix est une façon sûre d'alléger son budget. À condition de na pas faire cent kilomètres pour la trouver...

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Noir, c'est noir

La nuit tombant de plus en plus tôt, c'est le moment de s'intéresser de près à la qualité de l'éclairage. Tout d'abord, penser au coup de chiffon avant chaque déplacement car une optique sale perd jusqu'à 50% de sa capacité. Dans l'idéal, procéder au remplacement préventif des ampoules (avant et arrière) et remiser les anciennes sous la selle "au cas où" (pochette à bulles). Et comme plusieurs marques diffusent des ampoules hautes performance, l'opération peut permettre d'y voir plus clair.

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Monospaces aveugles

De plus en plus prisés, les véhicules de type monospace sont maintenant déclinés dans toutes les tailles. Et quelle que soit leur dimension, ils souffrent d'un défaut inhérent à leur conception qui les rend dangereux, tant pour leurs conducteurs que pour nous: les montants de pare-brise éloignés du conducteur créent des angles morts vers l'avant (c'est beau le progrès quand même...). Ainsi, à l'approche des intersections ou sorties de parking, mieux vaut s'assurer que l'automobiliste nous a bien intégrés dans son champ de vision (si possible en captant son regard).

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Pied à terre

Lorsque la chaussée est rendue très glissante (neige, glace, boue...), la tentation est grande de poser les pieds à terre pour rouler ou d'adopter la technique "supermotard" dans les virages, avec le pied intérieur au sol. Ces gestes diminuent pourtant la faculté à retrouver l'équilibre en cas de glissade. En effet, sans l'appui sur les repose-pieds ni les genoux serrés au réservoir, le contrôle de la machine sera plus difficile. Reste toujours la possibilité de tenter au dernier moment le "coup de botte salvateur", dont le résultat n'est jamais garanti!

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Motricité

Lors d'une période où les conditions d'adhérence sont dégradées de façon durable, certaines astuces permettent d'améliorer le grip. Tout d'abord, profiter d'une vérification des pressions des pneus pour faire descendre les valeurs au minimum préconisé, voire 100 ou  200 g en dessous (tester le comportement de la machine pour adapter au mieux). Ensuite, si possible, assouplir légèrement les suspensions (un ou deux crans). En prenant garde de réduire la vitesse, la moto devient plus sûre et facile à maîtriser en cas de glissade.

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La dernière mise à jour de ce site date du 08/11/06